Forum de développement personnel

Psychologie comparée de l’homme et de la femme  

  RSS
(@delfa225)
Eminent Member

Bien souvent, entre époux, beaucoup de malentendus surgissent et des maladresses sont commises parce que les deux personnes en présence ne sont pas suffisamment averties de la psychologie l’un de l’autre. Il est donc nécessaire que nous nous s’y arrêtions et que nous donnions quelques indications sur les points les plus contestés ou les plus méconnus. L’homme et la femme, s’appuient tous deux sur des bases communes. Malgré de nombreuses divergences de détail et des différences en quantité et en qualité, l’homme et la femme sont exposés au même titre à être égoïstes, orgueilleux, intransigeants, etc. Nous n’avons donc pas à aborder ici l’étude de ces points communs. Attardons-nous plutôt sur les divergences, puisqu’en dernière analyse, ce sont elles qui font naître les problèmes et en compliquent la solution.

La femme vit plus longtemps que l’homme. La durée moyenne de son existence dépasse de cinq ans environ celle de l’existence masculine. Sur cent centenaires, il y a soixante-quinze femmes.
On doit reconnaître aussi que les femmes supportent avec plus de courage et peut-être avec plus de résignation les difficultés les plus graves de la vie puisque, en une seule année, on a enregistré en France 7379 suicides d’hommes, mais seulement 2150 suicides de femmes.

L’homme est généralement considéré comme plus fort que la femme et c’est exact dans ce sens qu’il est capable d’exercices plus violents, que son dynamisme quantitatif de chiffre par une cote plus élevée, ce qui n’empêche pas que la femme soit plus apte que l’homme à un effort qualitatif soutenu et plus durable. Il y a donc plus de force pure d’un côté, plus d’endurance de l’autre. Les réactions musculaires de l’homme aboutissent à des résultats plus spectaculaires que celles de la femme, mais ces dernières sont plus rapides et plus précises. La femme résiste mieux que l’homme aux maladies, aux chocs psychiques, à l’usure et, d’une façon générale, aux difficultés de l’existence. Les statistiques médicales établissent qu’il y a deux fois plus d’appendicites et trois fois plus d’ulcères d’estomac chez l’homme que chez la femme. Les savants n’ont certes pas manqué de chercher la raison de ces différences. Ils pensent l’avoir trouvée dans le fait que la cellule vivante féminine renferme vingt-quatre paires de chromosomes, alors que la cellule masculine n’en comporte que vingt-trois. Ce fait laisse présumer que l’organisme féminin est plus stable, plus équilibré, plus symétrique que l’organisme masculin. Parmi les cellules reproductrices de l’homme, il y en a donc certaines, provenant de la mère, qui ont vingt-quatre chromosomes, alors que les autres, issues du père, n’en comptent que vingt-trois. On sait aujourd’hui que lorsqu’une cellule mâle à vingt-quatre chromosomes rencontre une cellule femelle, qui, elle, en a toujours vingt-quatre, les quarante-huit chromosomes normaux sont alors intégralement reconstitués et le résultat de cette fécondation est forcément une fille. Si, au contraire, l’ovule rencontre une cellule mâle ne comportant que vingt-trois chromosomes, l’enfant qui naîtra sera un garçon.

D’autres observations ont été faites dans ce domaine. On sait, par exemple, que les glandes endocrines du fœtus sont actives dès le troisième mois de la grossesse. Les hormones qu’elles sécrètent se répandent dans le sang de la mère et y exercent soit une influente masculinisante, soit une influence féminisante suivant leur nature ; il va sans dire que ces derniers étant parfaitement compatibles avec la nature même de la mère seront plus favorables sur la santé de celle-ci. On observe, en effet, que les femmes qui ont plus de filles que de garçons se portent mieux que celles qui ont eu davantage de garçons ou qui n’ont eu que des garçons.

En outre, il semble bien établi actuellement qu’un fœtus masculin, se trouvant en réalité dans un milieu hétérogène, devra lutter davantage pour se maintenir en bon état. Le plus souvent, heureusement, il y réussit et cette lutte des quelques mois qui précède la naissance concède probablement aux garçons leur rudesse ou même leur violence habituelle. Parfois, le fœtus ne résiste pas et c’est la raison pour laquelle il y a davantage d’avortement de naissance avant terme et de mortalité infantile du côté garçons que du côté fille. Psychologiquement, cette différence dans les conditions prénatales des garçons et des filles expliquerait également le fait que ces derniers sont portés à envisager la vie sous son aspect esthétique et charmant, ce qui développe en elles la coquetterie, tandis que les garçons sont déjà habitués à lutter davantage, à vaincre les obstacles par la force.

L’égalité intellectuelle de l’homme et de la femme n’est plus à établir. Dans les écoles mixtes, par exemple, les filles sont très souvent aux premières places. En 1953, les succès des filles au baccalauréat ont dépassé de 4 % ceux des garçons. C’est la raison pour laquelle, les circonstances aidant, il y a des femmes médecins, avocats, ingénieurs, publicistes, aviatrices et même soldats, pratiquement au même titre que l’homme. Chacun connaît cependant certaines différences bien naturelles : l’intelligence de la femme est plus synthétique, plus intuitive ; celle de l’homme plus analytique, plus objective, plus logique. Ce dont l’homme ne tient pas compte très volontiers, c’est que toutes les activités intellectuelles de la femme sont associées beaucoup plus étroitement chez elle que chez lui à la vie sentimentale avec tous ses privilèges, mais aussi toutes les faiblesses que cela comporte pour elle.

Les différences d’ordre sentimental se marquent très tôt entre garçons et filles. Jusqu’à l’âge de deux ou trois ans, l’enfant dépend étroitement de sa mère. Après cet âge, chez le garçon, cette dépendance devient de l’attachement. Chez la fille, elle reste sur le même plan, se transformant peu à peu en une nécessité toute naturelle. C’est cette différence qui explique le fait si fréquent de l’attachement du mari à sa mère et la bru. Heureusement que dans les cas normaux, les plus nombreux, croyons-nous, ce besoin de défendre et de protéger la mère se transpose au profit de la femme ou s’étend simplement jusqu’à elle.

De son côté, la femme, restée plus longtemps dépendante de la mère et en communion d’idées plus intimes avec elle, éprouve au contraire le besoin d’être protégée. Or, il arrive que ses deux besoins fondamentaux soient accompagnés, quoique dans une proportion beaucoup plus faible, du besoin contraire. Bien souvent, et surtout en raison de son instinct maternel, la femme éprouve, elle aussi, le besoin de protéger l’homme, lequel, à cause des difficultés souvent douloureuses qu’il rencontre dans ses luttes et dans ses travaux, aime se sentir protégé. Si l’homme interprète comme un besoin de prendre de l’ascendant les tendances protectrices de sa femme, si la femme ne voit qu’une marque de faiblesse dans le besoin momentané de protection de son mari, il est évident qu’un fossé risque de se creuser.

Il existe chez la femme un besoin dont l’homme ne comprend pas toujours — ni même très souvent — l’intensité et la portée : c’est le besoin de maternité. Souvent, il est vrai, ce besoin dépasse en exigence celui d’être épouse. Aussi, faut-il s’attendre, dans ce cas, à certains malentendus provenant soit de cette exagération apparente, soit de l’anomalie que présente l’amour maternel.
Ces malentendus naissent d’autant plus facilement que l’attitude du père à l’égard de ses enfants est, en somme, très différente de celle de la mère. La distinction à faire est rendue flagrante par le fait même que si l’on parle constamment d’amour maternel, on n’en parle guère d’amour paternel, mais simplement de sentiment paternel. Ce sentiment a quelque chose de plus personnel, de plus égoïste que l’amour maternel : il est fait de fierté joyeuse, d’une conscience accrue de maturité, de responsabilité. L’homme qui devient père éprouve tout à coup l’impression d’avoir pris sa place normale et complète au milieu de la société, d’avoir satisfait à certaines exigences sociales.

Ce qui souligne la nature de ce sentiment paternel, ce sont les observations qu’il a été possible de faire lorsque à l’occasion des guerres, les pères de famille ont dû délaisser leur foyer pendant quelques années. On a vu des garçons de douze à quinze ans rendre leur mère très malheureuse en buvant et en fumant. En réalité, ils ne faisaient qu’imiter très maladroitement l’absence qu’ils avaient observée pendant toute leur enfance, mais sans avoir appris encore qu’un homme véritable, un chef de famille digne de ce nom, est avant tout un être capable de se contrôler.

Il va sans doute dire que de sérieuses différences se manifestent entre l’homme et la femme dans le domaine de la sexualité. Sur ce plan particulier, l’homme éprouve à peu près d’emblée un élan physique, un véritable besoin qu’il songe à satisfaire et qui se prolonge ensuite seulement en sentiment de tendresse et de reconnaissance. La femme, au contraire, suit un chemin inverse : emportée par l’élan de sa tendresse, elle arrive sans trop s’en rendre compte, et beaucoup plus en faveur de l’homme que pour son profit personnel, à rechercher des satisfactions physiques. Cette différence fondamentale explique la raison pour laquelle l’homme considère comme séparables l’amour proprement dit et la fonction sexuelle, alors que la plupart des femmes ne supportent pas l’idée que l’homme puisse éprouver certains désirs sans aimer.

Il résulte de ce malentendu que l’homme, dominé par le besoin, oublie parfois d’entourer son épouse de toute la tendresse qu’elle attend de lui. La femme éprouve alors l’impression qu’elle n’est pour son mari qu’un simple instrument de désir et la peine qu’elle en ressent la rend réticente, la replie sur elle-même ; le mari, dérouté, prend cette attitude pour de la froideur. Le docteur Richard, de Neuchâtel, avait bien raison que les infidélités conjugales sont provoquées bien le plus souvent par des divergences de ce genre et par la non-satisfaction qui s’ensuit que par le besoin de changer de partenaire.

Le rôle social de l’homme et celui de la femme se complètent admirablement, mais ne s’identifie pas. L’homme est, par nature, centrifuge. C’est lui qui prend les initiatives, gagne l’argent, affronte l’ennemi, étudie la meilleure manière de vaincre les difficultés. Or, pour ce faire, il doit nécessairement s’éloigner de son foyer. La femme, au contraire, est centripète ; elle est, par nature, la gardienne du foyer. Elle y introduit, l’ordre, la beauté, les fleurs, les parfums, les menus détails agréables. Elle crée chez elle un certain climat et son intuition lui permet de reconnaître, presque à coup sûr, les gens qui sont dignes d’entrer momentanément sous ce toit et ceux qui, au contraire, doivent en être écartés. C’est dire que les relations sociales se teinteront surtout de la couleur que la femme leurs aura donnée.

L’homme, dans ce domaine, prendra lui aussi des initiatives, mais il sentira pourtant l’opportunité de se référer le plus possible à l’instinct très sûr de sa femme.

Signalons enfin une autre différence dont le rôle dans l’organisation dans la vie sentimentale et sociale revêt une énorme importance : celle de la nature même des efforts tentés pour réaliser le couple. L’homme normal doit employer ses possibilités d’aimer dans le sens d’une offrande, d’une utilisation de tout ce qu’il est et de tout ce qu’il possède en vue de la création d’une famille capable de jouer son rôle au sein de la société. C’est là seulement qu’il trouvera la possibilité de s’adapter à ceux qui l’entourent et qu’il assurera la santé de son esprit et par elle, au moins dans une certaine mesure, la santé de son corps.
La jeune fille, en revanche, ne doit pas chercher quelqu’un à aimer, mais bien plutôt la personne la plus digne de la prendre elle-même pour objet de son amour, non point pour ses aises et sa propre satisfaction, mais pour la placer à son tour dans le cadre même de la société et du rôle qu’elle doit y jouer.
C’est ainsi que le couple au lieu de trouver dans le mariage l’occasion de faire valoir les droits de chacun doit apprendre à vivre pour les autres, l’un pour l’autre d’abord, puis ensemble pour l’humanité tout entière.

Au fond, l’homme et la femme se ressemblent énormément. Les différences qui les distinguent sont naturelles et créatrices de bonheur. Malheureusement, elles sont trop souvent entretenues par la rivalité plutôt que par l’émulation, par les traditions plutôt que par la nature. Les constatations faites aujourd’hui sur l’homme et la femme, considérés comme normaux, nous les montrent tels qu’ils sont, avec leurs faiblesses et leurs erreurs, alors qu’il conviendrait de se demander avant tout ce qu’ils devraient être et ce qu’ils doivent faire pour l’être en réalité.

Voir plus d'articles sur : www.levouloir.com

RépondreQuote
Posté : 24/02/2016 2:45
Share:
  
En travaux

Veuillez Connexion ou Inscription