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Conseils pour papa et maman  

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(@delfa225)
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Source : Guide pratique d"éducation familiale de Maurice Tièche

Il est bon que le jeune homme et la jeune fille, même avant d’être fiancés, cultivent l’idée qu’un jour, ils auront à s’occuper de leurs enfants et qu’ils en viennent, par anticipation, à souhaiter d’en avoir et à développer déjà dans leur cœur l’amour qu’ils leur donneront plus tard. « Seulement, il ne s’agit pas d’aimer les enfants pour le plaisir qu’on en tire, pour leurs gentilles espiègleries et leurs jolies têtes blondes, a dit M. Tièche « mais avant tout pour eux, c’est-à-dire pour leur bien et leur utilité dans la société, pour la satisfaction qu’il éprouveront parce qu’ils auraient été bien élevés. »

On aimera d’autant mieux les enfants qu’on les connaîtra mieux. Le respect de l’enfant devrait être inculqué très tôt. L’adolescent, l’adulte, surtout, sont capables de s’élever à cette notion contraire à l’usage courant. Un enfant ne doit pas devenir le centre de la petite société dans laquelle il vit, mais il faut quand même le considérer comme une personne digne des égards qu’on accorde à l’adulte. Il y a là un secret de bonne éducation sur lequel nous ne pourrons jamais trop insister. Un enfant n’est pas un être incomplet ou inachevé. C’est une personne morale, normale et parfaite au stade où elle se trouve. La psychologie de l’enfant relève cette personnalité. C’est pourquoi il serait bon que les parents l’étudient à fin de mieux connaître la nature intime et les possibilités des êtres auxquels ils donneront naissance et pour lesquels ils souhaitent la meilleure éducation possible.

Il est d’usage de se reposer sur l’instinct matériel pour assurer les soins nécessaires au petit-enfant. Mais cet instinct est-il de nature à répondre à tous ces besoins ?

L’instinct matériel suffit-il ?

La femme est mère par nature, non seulement affectivement, psychologiquement, mais aussi physiologiquement, jusque dans les fibres profondes de son être. Les femmes qui refusent l’enfant par crainte, par intérêt matériel ou par égoïsme ne réalisent pas complètement leur féminité et abandonnent une part importante de leur mission. Dès l’âge le plus tendre, on trouve donc chez l’être féminin un instinct puissant qui contribuera largement, plus tard, à l’élaboration des qualités d’une bonne mère de famille.

Mais cela seule est-il suffisant ? Non, certes ! » Il faudra que la fillette d’abord, la jeune fille, ensuite, se prépare à son rôle de mère éducatrice et que, pour cela, elle éduque, discipline, cisèle ce qui se trouve à l’état brut, si j’ose dire, dans son cœur et dans sa chair », ajouta M. Tièche. L’amour véritable, de quelque nature qu’il soit, n’est pas aveugle. Ce sont les instincts, les passions, qui le sont ; mais l’amour se doit, pour être vrai, d’être éclairé afin de comprendre le bien supérieur de celui qui en est l’objet.
Ainsi, lorsqu’une petite fille joue à la poupée, elle n’aime pas vraiment ce morceau de bois ou de tissu, mais elle donne satisfaction à son instinct matériel et à son besoin d’imitation. Il est à remarquer, en effet qu’elle se conduira avec sa poupée comme sa propre mère se conduit avec elle, manifestant de la tendresse si elle en reçoit, accumulant défense et punition si c’est son strict sort.

Par ailleurs, elle entrevoit que confusément les fonctions matérielles dévolues à son sexe. Aussi, la mère qui la mettra peu à peu au courant du mystère de la fécondation et de la naissance prendra-t-elle garde de ne pas lui présenter ce rôle procréateur comme une suite de souffrances, notamment celle de l’accouchement proprement dit. Il pourrait lui arriver alors d’éprouver de la crainte au point de désirer ardemment d’être un garçon.

Au cours de l’adolescence, il se produit presque toujours une interruption, une rupture dans les pensées que la jeune fille accorde à des enfants à venir, car elle est toute préoccupée de projets amoureux souvent jusqu’au mariage. Toute à la joie de la nouvelle vie à deux, elle pense peu à l’enfant, dont la venue apparaît comme un événement, heureux sans doute, mais pour lequel il n’est pas urgent de se préparer. Lorsqu’une naissance se produit dans ces conditions, c’est l’instinct seul qui guide la jeune mère et qui risque de lui faire commettre de lourdes erreurs d’éducation. On imagine parfois que le tout petit enfant est comparable à un animal et qu’il réclame des soins uniquement matériels. En réalité, ce n’est pas le cas. Les habitudes et les principes qui lui seront appliqués pendant ses premiers mois exerceront de grandes répercussions sur toute sa vie.
Quant au futur père, on minimise souvent son influence, cependant prépondérante. C’est pourquoi l’auteur adresse quelques conseils à ceux qui sont au seuil de l’aventure de la paternité, si périlleuse et si belle.

Conseil à un futur papa

Vous, qui bientôt serez marié et père de famille, vous comprendrez, quand de petits yeux brillants et malicieux vous regarderont, que votre enfant est capable, quelque petit qu’il soit, de juger de vos sentiments, et de vos dispositions à son égard, de votre rôle dans la famille.
Cet enfant apprendra à vous estimer, à vous admirer. Dès qu’il saura parler et qu’il voudra exprimer le désir de devenir quelqu’un dans la vie, il dira : « Moi, je veux faire comme papa ! »
Il s’attendra d’abord, cet enfant que vous aimerez de toute votre âme, à ce que vous soyez vigoureux. Il faut donc que vous cultiviez, que vous conserviez votre santé, que vous soyez robuste, longtemps, très longtemps, jusqu’à ce que votre enfant soit à son tour grand et fort.

Il faudra aussi que, pour ce cher petit, vous soyez fort moralement, maître de vous, courageux et juste, que vous représentiez la force protectrice, la raison dominante, la stabilité, la sécurité. Parfois, votre enfant mettra dans la vôtre sa main si petite qu’elle y semblera perdue ; alors, vous sentirez à quel point il compte sur vous et, pour rien au monde, vous ne voudriez décevoir cet être que vous serez si fier de protéger et d’aimer.

Et puis, cet enfant, avec son ardente soif de joie saine, voudra vous voir de bonne humeur, discerner de la gaieté dans vos yeux. Il vous épiera pour savoir si vous êtes abordable ou, au contraire, momentanément bourru, rébarbatif. Il faudra que votre attitude l’invite à venir à vous joyeusement, avec confiance, pour vous poser mille questions sages ou folles. Il faut donc vous instruire, être capable de lui expliquer le moteur de l’automobile, le secret de l’avion, à quoi servent les fleurs, les racines, d’où viennent l’étoile, l’oiseau, et même les bébés !

Votre enfant aura besoin aussi de votre aide. Il voudra fabriquer un jouet, en démonter un autre ; peut-être en aura-t-il cassé un. Papa est naturellement l’aide et le conseiller sans lequel on n’arriverait jamais au bout de la tâche. Vous devrez peut-être essuyer quelques larmes et l’encourager en disant ; « ce n’est rien, mon petit, va, nous allons réparer ça ! »

Et puis, il voudra s’amuser, lutter avec vous pour éprouver ses forces ; de temps en temps, vous vous laisserez vaincre un peu pour lui donner confiance en lui. Vous lui ferez comprendre qu’un jour viendra où il sera plus fort que vous et qu’alors il devra vous aider, honorer vos cheveux blancs… Mais ne parlons pas encore de cela, n’est-ce pas !

Cet enfant, voyez-vous, il va encore regarder à vous pour savoir comment se conduire. Quoi que vous fassiez, il pensera que c’est bien ; il imitera tout : votre politesse, votre sourire, votre démarche élégante, mais aussi cette façon que vous avez de faire claquer les portes et de mouiller le doigt pour tourner les pages d’un livre.
Maintenant, écoutez bien ceci : vous ne prendrez guère de peine pour mettre cet enfant au monde, mais quand il sera là, alors vous devrez payer de votre personne. Pour cela, voyez-vous, il va falloir que vous soyez présent à la maison.

Peut-être les enfants dormiront-ils encore quand vous partirez pour votre travail, peut-être seront-ils déjà couchés quand vous rentrerez ; cependant, il y a, au cours de la semaine, des heures où vous pourrez, où vous devrez être avec eux. N’en profitez pas pour vous plonger dans un journal, ni surtout, je vous en prie, pour sortir seul. Prenez l’habitude de passer votre temps libre avec votre femme et vos enfants.

Surtout, ce que l’on attendra de vous à la maison, c’est que vous exerciez une saine autorité. Mais attention ; ne soyez ni intransigeant ni têtu. Soyez simplement assez bon, équilibré, raisonnable pour que vos conseils, vos ordres le cas échéant, soient considérés comme justes. Ne les imposez pas ; suggerez-les ; insistez à l’occasion mais toujours avec bonté ; expliquez votre demande afin que l’on sache qu’il ne s’agit pas d’un caprice, que vous n’exigez rien pour votre confort ou votre tranquillité, mais tout pour qu’on soit heureux autour de vous et qu’on fasse des progrès.

Vous verrez alors comme on vous obéira ; vos enfants d’abord, votre femme elle-même ! On lui aura dit probablement, soit à la mairie, soit à l’église qu’elle vous doit obéissance. Obéir, se soumettre, comme c’est dur ! Mais, voyez-vous, lorsque les Saintes Écritures parlent de l’obéissance que la femme doit à son mari, elles font une comparaison merveilleuse : « Femmes, est-il écrit, soyez soumise à vos maris, comme au seigneur.(…) Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle. » Oui, le Christ est mort par amour pour l’Église. Il me semble qu’une femme, que des enfants seront heureux de vous obéir s’ils savent que cette autorité est exercée par un homme disposé à mourir pour eux s’il le fallait.

Vous voyez que la Bible donne toujours le conseil nécessaire. Vous devriez souvent ouvrir ce Livre ; vous y trouveriez des enseignements qui vous rendraient heureux vous-même et ceux qui vous entourent. Il vous aiderait à être pour eux, non seulement le chef de famille qui gagne l’argent dont on a besoin pour vivre, mais celui qui conduit vers les sommets, qui élève vraiment les siens, c’est-à-dire qui les mène vers plus de vérité, de bonté, de foi, d’amour et aussi d’espérance, car un jour viendra où toutes les familles de la terre qui auront cru et espéré seront réunies autour du Père que nous avons tous dans les cieux.

Vous, qui bientôt serez marié et père de famille, vous comprendrez, quand de petits yeux brillants et malicieux vous regarderont, que votre enfant est capable, quelque petit qu’il soit, de juger de vos sentiments, et de vos dispositions à son égard, de votre rôle dans la famille.
Cet enfant apprendra à vous estimer, à vous admirer. Dès qu’il saura parler et qu’il voudra exprimer le désir de devenir quelqu’un dans la vie, il dira : « Moi, je veux faire comme papa ! »
Il s’attendra d’abord, cet enfant que vous aimerez de toute votre âme, à ce que vous soyez vigoureux. Il faut donc que vous cultiviez, que vous conserviez votre santé, que vous soyez robuste, longtemps, très longtemps, jusqu’à ce que votre enfant soit à son tour grand et fort.

Il faudra aussi que, pour ce cher petit, vous soyez fort moralement, maître de vous, courageux et juste, que vous représentiez la force protectrice, la raison dominante, la stabilité, la sécurité. Parfois, votre enfant mettra dans la vôtre sa main si petite qu’elle y semblera perdue ; alors, vous sentirez à quel point il compte sur vous et, pour rien au monde, vous ne voudriez décevoir cet être que vous serez si fier de protéger et d’aimer.

Et puis, cet enfant, avec son ardente soif de joie saine, voudra vous voir de bonne humeur, discerner de la gaieté dans vos yeux. Il vous épiera pour savoir si vous êtes abordable ou, au contraire, momentanément bourru, rébarbatif. Il faudra que votre attitude l’invite à venir à vous joyeusement, avec confiance, pour vous poser mille questions sages ou folles. Il faut donc vous instruire, être capable de lui expliquer le moteur de l’automobile, le secret de l’avion, à quoi servent les fleurs, les racines, d’où viennent l’étoile, l’oiseau, et même les bébés !

Votre enfant aura besoin aussi de votre aide. Il voudra fabriquer un jouet, en démonter un autre ; peut-être en aura-t-il cassé un. Papa est naturellement l’aide et le conseiller sans lequel on n’arriverait jamais au bout de la tâche. Vous devrez peut-être essuyer quelques larmes et l’encourager en disant ; « ce n’est rien, mon petit, va, nous allons réparer ça ! »

Et puis, il voudra s’amuser, lutter avec vous pour éprouver ses forces ; de temps en temps, vous vous laisserez vaincre un peu pour lui donner confiance en lui. Vous lui ferez comprendre qu’un jour viendra où il sera plus fort que vous et qu’alors il devra vous aider, honorer vos cheveux blancs… Mais ne parlons pas encore de cela, n’est-ce pas !

Cet enfant, voyez-vous, il va encore regarder à vous pour savoir comment se conduire. Quoi que vous fassiez, il pensera que c’est bien ; il imitera tout : votre politesse, votre sourire, votre démarche élégante, mais aussi cette façon que vous avez de faire claquer les portes et de mouiller le doigt pour tourner les pages d’un livre.
Maintenant, écoutez bien ceci : vous ne prendrez guère de peine pour mettre cet enfant au monde, mais quand il sera là, alors vous devrez payer de votre personne. Pour cela, voyez-vous, il va falloir que vous soyez présent à la maison.

Peut-être les enfants dormiront-ils encore quand vous partirez pour votre travail, peut-être seront-ils déjà couchés quand vous rentrerez ; cependant, il y a, au cours de la semaine, des heures où vous pourrez, où vous devrez être avec eux. N’en profitez pas pour vous plonger dans un journal, ni surtout, je vous en prie, pour sortir seul. Prenez l’habitude de passer votre temps libre avec votre femme et vos enfants.

Surtout, ce que l’on attendra de vous à la maison, c’est que vous exerciez une saine autorité. Mais attention ; ne soyez ni intransigeant ni têtu. Soyez simplement assez bon, équilibré, raisonnable pour que vos conseils, vos ordres le cas échéant, soient considérés comme justes. Ne les imposez pas ; suggerez-les ; insistez à l’occasion mais toujours avec bonté ; expliquez votre demande afin que l’on sache qu’il ne s’agit pas d’un caprice, que vous n’exigez rien pour votre confort ou votre tranquillité, mais tout pour qu’on soit heureux autour de vous et qu’on fasse des progrès.

Vous verrez alors comme on vous obéira ; vos enfants d’abord, votre femme elle-même ! On lui aura dit probablement, soit à la mairie, soit à l’église qu’elle vous doit obéissance. Obéir, se soumettre, comme c’est dur ! Mais, voyez-vous, lorsque les Saintes Écritures parlent de l’obéissance que la femme doit à son mari, elles font une comparaison merveilleuse : « Femmes, est-il écrit, soyez soumise à vos maris, comme au seigneur.(…) Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle. » Oui, le Christ est mort par amour pour l’Église. Il me semble qu’une femme, que des enfants seront heureux de vous obéir s’ils savent que cette autorité est exercée par un homme disposé à mourir pour eux s’il le fallait.

Vous voyez que la Bible donne toujours le conseil nécessaire. Vous devriez souvent ouvrir ce Livre ; vous y trouveriez des enseignements qui vous rendraient heureux vous-même et ceux qui vous entourent. Il vous aiderait à être pour eux, non seulement le chef de famille qui gagne l’argent dont on a besoin pour vivre, mais celui qui conduit vers les sommets, qui élève vraiment les siens, c’est-à-dire qui les mène vers plus de vérité, de bonté, de foi, d’amour et aussi d’espérance, car un jour viendra où toutes les familles de la terre qui auront cru et espéré seront réunies autour du Père que nous avons tous dans les cieux.

Vous, qui bientôt serez marié et père de famille, vous comprendrez, quand de petits yeux brillants et malicieux vous regarderont, que votre enfant est capable, quelque petit qu’il soit, de juger de vos sentiments, et de vos dispositions à son égard, de votre rôle dans la famille.
Cet enfant apprendra à vous estimer, à vous admirer. Dès qu’il saura parler et qu’il voudra exprimer le désir de devenir quelqu’un dans la vie, il dira : « Moi, je veux faire comme papa ! »
Il s’attendra d’abord, cet enfant que vous aimerez de toute votre âme, à ce que vous soyez vigoureux. Il faut donc que vous cultiviez, que vous conserviez votre santé, que vous soyez robuste, longtemps, très longtemps, jusqu’à ce que votre enfant soit à son tour grand et fort.

Il faudra aussi que, pour ce cher petit, vous soyez fort moralement, maître de vous, courageux et juste, que vous représentiez la force protectrice, la raison dominante, la stabilité, la sécurité. Parfois, votre enfant mettra dans la vôtre sa main si petite qu’elle y semblera perdue ; alors, vous sentirez à quel point il compte sur vous et, pour rien au monde, vous ne voudriez décevoir cet être que vous serez si fier de protéger et d’aimer.

Et puis, cet enfant, avec son ardente soif de joie saine, voudra vous voir de bonne humeur, discerner de la gaieté dans vos yeux. Il vous épiera pour savoir si vous êtes abordable ou, au contraire, momentanément bourru, rébarbatif. Il faudra que votre attitude l’invite à venir à vous joyeusement, avec confiance, pour vous poser mille questions sages ou folles. Il faut donc vous instruire, être capable de lui expliquer le moteur de l’automobile, le secret de l’avion, à quoi servent les fleurs, les racines, d’où viennent l’étoile, l’oiseau, et même les bébés !

Votre enfant aura besoin aussi de votre aide. Il voudra fabriquer un jouet, en démonter un autre ; peut-être en aura-t-il cassé un. Papa est naturellement l’aide et le conseiller sans lequel on n’arriverait jamais au bout de la tâche. Vous devrez peut-être essuyer quelques larmes et l’encourager en disant ; « ce n’est rien, mon petit, va, nous allons réparer ça ! »

Et puis, il voudra s’amuser, lutter avec vous pour éprouver ses forces ; de temps en temps, vous vous laisserez vaincre un peu pour lui donner confiance en lui. Vous lui ferez comprendre qu’un jour viendra où il sera plus fort que vous et qu’alors il devra vous aider, honorer vos cheveux blancs… Mais ne parlons pas encore de cela, n’est-ce pas !

Cet enfant, voyez-vous, il va encore regarder à vous pour savoir comment se conduire. Quoi que vous fassiez, il pensera que c’est bien ; il imitera tout : votre politesse, votre sourire, votre démarche élégante, mais aussi cette façon que vous avez de faire claquer les portes et de mouiller le doigt pour tourner les pages d’un livre.
Maintenant, écoutez bien ceci : vous ne prendrez guère de peine pour mettre cet enfant au monde, mais quand il sera là, alors vous devrez payer de votre personne. Pour cela, voyez-vous, il va falloir que vous soyez présent à la maison.

Peut-être les enfants dormiront-ils encore quand vous partirez pour votre travail, peut-être seront-ils déjà couchés quand vous rentrerez ; cependant, il y a, au cours de la semaine, des heures où vous pourrez, où vous devrez être avec eux. N’en profitez pas pour vous plonger dans un journal, ni surtout, je vous en prie, pour sortir seul. Prenez l’habitude de passer votre temps libre avec votre femme et vos enfants.

Surtout, ce que l’on attendra de vous à la maison, c’est que vous exerciez une saine autorité. Mais attention ; ne soyez ni intransigeant ni têtu. Soyez simplement assez bon, équilibré, raisonnable pour que vos conseils, vos ordres le cas échéant, soient considérés comme justes. Ne les imposez pas ; suggerez-les ; insistez à l’occasion mais toujours avec bonté ; expliquez votre demande afin que l’on sache qu’il ne s’agit pas d’un caprice, que vous n’exigez rien pour votre confort ou votre tranquillité, mais tout pour qu’on soit heureux autour de vous et qu’on fasse des progrès.

Vous verrez alors comme on vous obéira ; vos enfants d’abord, votre femme elle-même ! On lui aura dit probablement, soit à la mairie, soit à l’église qu’elle vous doit obéissance. Obéir, se soumettre, comme c’est dur ! Mais, voyez-vous, lorsque les Saintes Écritures parlent de l’obéissance que la femme doit à son mari, elles font une comparaison merveilleuse : « Femmes, est-il écrit, soyez soumise à vos maris, comme au seigneur.(…) Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle. » Oui, le Christ est mort par amour pour l’Église. Il me semble qu’une femme, que des enfants seront heureux de vous obéir s’ils savent que cette autorité est exercée par un homme disposé à mourir pour eux s’il le fallait.

Vous voyez que la Bible donne toujours le conseil nécessaire. Vous devriez souvent ouvrir ce Livre ; vous y trouveriez des enseignements qui vous rendraient heureux vous-même et ceux qui vous entourent. Il vous aiderait à être pour eux, non seulement le chef de famille qui gagne l’argent dont on a besoin pour vivre, mais celui qui conduit vers les sommets, qui élève vraiment les siens, c’est-à-dire qui les mène vers plus de vérité, de bonté, de foi, d’amour et aussi d’espérance, car un jour viendra où toutes les familles de la terre qui auront cru et espéré seront réunies autour du Père que nous avons tous dans les cieux.

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Posté : 26/02/2016 1:12
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