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Abandonnez le lycée pour de bon  

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(@delfa225)
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La majeure partie des gens pensent que nous avons tous réellement abandonné l’école secondaire. Il y a en effet, certaines habitudes contractées au lycée dont nous ne nous sommes jamais débarrassés.

Avant l’école secondaire, dans notre tendre et insouciante enfance, nous étions des rêveurs créatifs remplis d’un sentiment immense d’énergie et d’émerveillement. Mais à partie de l’école secondaire quelque chose changea.

Pour la première fois dans notre vie, nous avons commencé à craindre ce que les autres pourraient penser de nous. Tout d’un coup, notre mission dans la vie est devenue celle d’éviter d’avoir honte ou d’être gêné. Nous avons peur de mal paraître, et donc nous nous sommes fait le devoir de ne pas prendre des risques. Je n’oublierai jamais ce qui m’est arrivé, un jour, au lycée. J’étais accompagné d’un ami et tous deux rentrions à la maison à pied.

Tout d’un coup, je m’arrêtai net, mon visage figé avec horreur. Mon ami me regardait et me demandait ce qui n’allait pas. Il pensait que j’étais sur le point de piquer une sorte de crise. J’ai ensuite fait un signe vers le bas au niveau de mon pantalon et sans un mot, je lui montrais ma braguette qui était ouverte ! « J’ai passé toute la journée comme ça ! » Disais-je finalement.

Il m’était impossible de mesurer ce que tout le monde pensait de moi lorsqu’ils me dépassaient dans les allées, voyant peut-être ma braguette qui était descendue laissant apercevoir un bout de ma petite culotte. Les dommages causés à ma réputation étaient probablement irréparables. Bref, ce fut le lycée !
Aujourd’hui, lorsque je suis les cours à l’université, j’aime les moments où le prof répond aux questions de l’auditoire.

Mais souvent, je peux voir les regards douloureusement adolescents de gêne sur le visage des gens quand ils réfléchissent sur le risque de poser une question devant la foule. Cette habitude de se soucier davantage sur ce que les autres pensent de nos idées commence habituellement à l’école secondaire, mais elle peut durer toute une vie. Il est temps de se rendre compte de ce que nous faisons et, une fois de plus, quitter l’école secondaire pour de bon.

Il est temps de remonter à cette époque pré-lycée de créativité innocente et d’intrépidité sociale, et puiser dans cette ancienne personne. Soit dit en passant, j’ai finalement inventé une façon de faire face aux moments de silence qui demeurent dans une salle de cours ou de conférence quand je pose des questions.

Mon professeur de Droit civil avait à ce propos une stratégie. Il allait au tableau et dessinait cinq cercles. Alors, il disait à l’auditoire : « S’il n’y a aucune question à ce stade, nous ferons une pause. » Les gens veulent toujours marquer une pause, donc, il n’y avait pas assez de motivation pour poser des questions.

Mais comme le moment de répondre aux questions était pour lui la partie la plus amusante du cours, il avait donc inventé ce jeu : Nous devrions marquer une pause qu’après avoir posé cinq questions. Désormais, on trouvait que les gens dans le public incitaient les autres autour d’eux à se joindre à eux pour poser des questions afin que nous puissions prendre notre pause plus tôt. Bien que ce soit une amusante manière artificielle de relancer le dialogue qu’il cherchait, cette méthode permettait vraiment de relâcher la pression.

Cela faisait sortir les participants de leurs habitudes de lycée. La plupart des gens ne réalisent pas combien il est facile de créer l’audace sociale qu’ils veulent avoir. Au lieu de cela, ils vivent comme s’ils sont encore des adolescents, en réagissant aux jugements imaginaires d’autres personnes.

Ils finissent par concevoir leur vie en fonction de ce que les autres pourraient penser à leur sujet. Une vie conçue par un adolescent ! Voudriez-vous celle-ci ? Mais vous pouvez laisser cet état d’esprit derrière. Vous pouvez vous motiver par vous-même, sans dépendre de l’opinion des autres. Il suffit d’une simple question.

Comme demanda Emerson, « Pourquoi ce que je ressens devrait-il dépendre des pensées venant de quelqu’un d’autre ? »

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Posté : 21/04/2016 2:41
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