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Les influences prénatales  

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(@delfa225)
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On entend par? influences prénatales ? toutes les circonstances qui peuvent retentir sur l’être en formation entre le moment où il est conçu et celui de la naissance.

Les conditions dans lesquelles la conception se produit exercent une influence importante sur la vie tout entière de l’enfant. Au premier rang, il faut placer l’état de santé des parents. Quoique la plupart des maladies ne soient pas héréditaires, des prédispositions à celles-ci peuvent être transmise aux descendants. D’autre part, l’enfant conçu lorsque les parents sont fatigués, préoccupés, inquiets, s’en ressentira probablement. Quant à l’ivresse, elle est responsable d’un grand nombre de malheureux? enfants du dimanche ?.

Après la conception, l’influence directe du père est naturellement nulle, mais son rôle indirect reste au premier plan. En effet, s’il est bon, joyeux, s’il entoure sa femme de soins, il la rendra plus heureuse et l’enfant s’en ressentira favorablement.

Le sang fourni au bébé étant uniquement celui de la mère, il est indispensable qu’il soit bien oxygéné et qu’il contienne tous les éléments nutritifs nécessaires à l’organisme en formation. C’est dire toute l’importance d’une bonne respiration et d’une alimentation saine. La future maman ne doit pas obligatoirement se suralimenter, car ses forces seraient employées à la digestion et l’enfant pourrait en souffrir. Il suffit qu’elle établisse ou qu’on prévoie pour elle des menus bien équilibrés.

L’état d’esprit de la mère joue également un rôle capital car la mentalité de l’enfant se calque sur la sienne pendant les neuf mois de la grossesse, malgré l’absence de connections nerveuses, sans doute par le moyen de substances impondérables qui se trouvent dans le sang. La mère devrait donc penser à ce qui est beau, noble, élevé, de façon à transmettre le goût de ces choses et de donner la possibilité de les atteindre.

Le milieu dans lequel se trouve la femme enceinte n’est pas indifférent. Une femme inquiète, surmenée, maltraitée peut-être, donnera le jour à un enfant ayant moins de qualités, moins de réserves nerveuses que celle qui aura vécu dans le calme et la joie.
Certaines mamans, tout en se réjouissant à la pensée d’avoir un enfant, en redoute cependant la venue, soit qu’elles craignent un danger pour lui ou pour elle, soit qu’elle prévoie une surcharge au budget familial ou un trouble de la vie calme du foyer. La psychanalyse à révélé que ces inquiétudes sont parfois la cause des vomissements qui accompagnent fréquemment la grossesse. On est en droit de penser que l’enfant attendu avec de telles appréhensions n’atteindra que plus difficilement son épanouissement.

Inversement, une future maman fait du tort à son enfant en pensant toujours et un peu égoïstement, au bonheur qu’elle éprouvera à le tenir dans ses bras. Le bébé a besoin pour prospérer, d’être aimer pour lui-même et non seulement pour le plaisir, pour la satisfaction instinctive qu’il procure.
Enfin, il y a lieu de se demander si le processus même de la naissance, qu’elle que bref qu’il soit, retentit sur l’enfant. Pour le bébé, la naissance comporte un changement brusque et radical de lieu, de température, d’alimentation. Elle provoque un choc nerveux dont on retrouve parfois des traces plus tard, au point qu’on a pu parler de ? traumatisme de naissance ? .

Les naissances difficiles ou traumatiques sont souvent nuisibles à la vie future de l’enfant. L’emploi du forceps, par exemple, lequel exerce des compressions sur la boîte crânienne, peut créer des troubles. Ainsi lorsqu’on rencontre un sujet nerveux, difficile, arriéré, déficient, anormal, faut-il toujours s’informer des circonstances de sa naissance.

Ce moment-là est une épreuve non seulement pour l’enfant, mais également pour les parents. En effet, à partir de la venue au monde du poupon, l’amour des époux augmente ou diminue; il augmente si l’enfant vient le confirmer, le cimenter; il diminue si l’enfant devient un centre d’intérêt unique ou, du point de vue de son éducation, une cause de discorde.
C’est que l’atmosphère même dans laquelle l’enfant doit recevoir la vie, se développer et s’épanouir est celle de l’amour, de l’amour vrai, de celui qui s’oublie, non de l’amour égoïste. L’amour est plus nécessaire à l’enfant que le lait de sa mère ou le sang qu’il reçoit d’elle pendant sa vie prénatale.

SOURCE: Guide pratique d’éducation familiale de Maurice Tièche.

À voir: www.levouloir.com

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Posté : 17/01/2016 7:57
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