Vers une vie réussie

Ce que nous enseigne la PNL

La PNL ou Programmation Neuro Linguistique a été développée au début des années 70 par Richard Bandler, informaticien et psychologue, et par John Grindler, psychologue et linguiste.

Son application est très vaste, du monde de l’entreprise au développement personnel, en passant notamment par l’éducation. Elle s’applique partout où les thématiques de la communication, du changement et de l’apprentissage sont présentes.

La PNL est un ensemble de connaissances et de pratiques dans le domaine de la psychologie fondées sur une démarche de modélisation. Cet ensemble d’outils nous permet de mieux comprendre nos fonctionnements et ainsi de mieux comprendre les autres.

La PNL définition

La PNL repose sur 3 piliers qui la composent:

  • Programmation

Face à notre environnement et à notre expérience de vie, nous mettons en place des programmes. Ces derniers deviennent nos façons habituelles de penser, d’agir et de ressentir. La PNL nous amène à développer notre conscience de ces programmes.

  • Neuro – ou Neurologique

Ces programmes sont encodés dans notre cerveau au niveau des neurones. C’est grâce à nos 5 sens que nous véhiculons l’information et que nous la mémorisons.

  • Linguistique

Enfin ces programmes s’expriment par le langage, verbal et non verbal.

La PNL nous permet ainsi de prendre conscience de nos programmes, de les décoder et de trouver la liberté de les transformer si nous le souhaitons. La PNL apporte des outils concrets, tels que par exemple le “VAKOG”, “l’ancrage”, ou encore “les sous-modalités sensorielles”.

Le triangle de Karpman

L’un des outils de la PNL qui m’a le plus touché et qui m’accompagne désormais au quotidien s’intitule “le triangle de Karpman ou le triangle dramatique”. Il décrit ce que l’on appelle aussi les jeux psychologiques.

Source: Triangle dramatique – Wikipédia

Ces jeux psychologiques sont une façon d’attirer l’attention sur nous, même si c’est une attention dite négative. On dit souvent que les enfants font parfois des bêtises pour qu’on s’occupe d’eux et bien là c’est un peu pareil. Nous pouvons parfois nous adresser de façon très désagréable à notre entourage, simplement pour obtenir son attention.

Mais pourquoi faisons-nous cela? Parce que nous n’avons pas appris à communiquer différemment, et parce que cela demande de la pratique d’être au centre de soi.

Triangle dramatique, concrètement en quoi est-ce que cela consiste ? 

Si quelqu’un me dit « La cuisine est encore dans un état pas possible »

Je peux :

  • rester dans mon centre et demander « en quoi est-ce important pour toi de me dire ça ? ». J’aurai alors une réponse claire pour savoir si oui ou non quelque chose est attendu de moi.
  • Ou je peux m’embarquer dans une interprétation qui m’amènera soit :
    • à me sentir victime : « c’est insupportable, tu me reproches sans arrêt de ne pas en faire assez »
    • à devenir persécuteur : « et toi alors, il est comment ton bureau ? il est rangé peut-être ? »
    • à devenir sauveur : « tu as raison, ne bouge pas, je vais ranger tout ça »

Je vous invite à observer que ces jeux sont valables dans nos rapports aux autres, mais aussi de nous à nous :

  • soit en mode persécuteur : « je suis vraiment trop nulle j’aurais dû y penser »
  • soit en mode victime : « j’en ai marre, c’est vraiment trop dur, je n’arrive jamais à tenir cette cuisine en ordre, j’ai trop à faire »
  • soit en mode sauveur : « il faut absolument que je range très vite cette cuisine » – alors qu’en réalité mon véritable besoin est simplement de m’autoriser à m’asseoir dans un fauteuil avec un livre sans rien faire d’autre.

Comment identifier et dépasser les jeux psychologiques?

De manière générale, les jeux psychologiques peuvent s’identifier dès

  • que l’on cherche à se justifier,
  • que l’on part dans des interprétations.

Pour les arrêter, le moyen le plus simple est de formuler clairement ses demandes. Ici par exemple: Je vois que la cuisine est très sale et ça me dérange, est ce que tu peux m’aider à la nettoyer ?

Mise en pratique

Si vous avez des enfants, je vous propose de les entraîner à sortir du triangle dramatique dès qu’il surgit. Je trouve cela simple et tellement plus agréable pour toute la famille!

Par exemple votre enfant arrive en vous disant “Mamannnnn j’ai soiiiiif!”.

Là nous pouvons nous transformer…

  • en sauveur : “Oui voilà mon chéri tout de suite un verre d’eau
  • en persécuteur: “Débrouille toi, tu es bien assez grand
  • en victime: “tu m’épuises à me demander sans arrêt quelque chose

Et là, je vous invite à expérimenter la chose suivante. Commencez par respirer un (ou deux?) grand(s) coup(s) et centrez-vous. Rappelez vous que vous êtes un super papa/maman, et que vous n’êtes pas non plus corvéable à merci. Et là, bien au centre de vous, vous dites:

Vous: “aaah tu as soif! Est ce que tu veux me demander quelque chose?

Lui: “euh… Est ce que je peux avoir de l’eau?

Ce petit truc a changé ma vie, c’est comme de recevoir de la considération, et surtout ça m’évite les erreurs d’interprétations fatigantes pour tous.

Je précise d’ailleurs que la formule de politesse “s’il te plait” est devenue pour moi beaucoup moins importante que le fait que mes enfants me formulent de vraies demandes.

Triangle de réalisatioN

Par opposition au triangle dramatique présenté en haut du schéma, il y a le triangle de réalisation. Chacune des postures du triangle dramatique nous invite à tendre vers celles du triangle de réalisation.

La victime appelle notre puissance. Face à une situation nouvelle, j’ai le choix entre la peur (posture de victime) ou l’amour (posture de puissance).

Le sauveur appelle la notion de protection et de soutien. Si j’aide quelqu’un qui ne m’a pas clairement posé sa demande, je lui impose quelque chose qui selon mon filtre est juste mais qui est peut-être simplement de l’abus de pouvoir : je le sauve. En revanche si je lui apporte protection et soutien en réponse à sa demande, je suis dans une posture juste.

Le bourreau appelle la notion de permission. Je peux m’autoriser à écouter mes besoins, même si j’ai l’impression que l’on attend autre chose de moi. Si je me transforme en bourreau c’est le plus souvent parce que je ne m’autorise pas assez à faire des choses pour moi. Si je suis suffisamment nourrie sur les espaces essentiels pour moi, le bourreau n’a plus lieu d’être, je ne suis plus en frustration.

Comment sortir du triangle dramatique et aller vers le triangle de réalisation ? 

  • D’abord commencer à identifier ces différentes postures de soi à soi et de soi aux autres, avec beaucoup d’indulgence et de bienveillance. Ces comportements nous ont permis de fonctionner jusqu’à présent, ils nous ont aidé dans certains cas, il s’agit simplement désormais de ne plus les subir.
  • Quand on a un doute se poser la question, ou poser la question à l’autre : « en quoi est-ce que c’est important pour moi/toi, de dire/faire cela ? » Ou encore « Quel est mon besoin ? » « Quelle est ta demande ? »
  • Se remettre au centre et tendre vers le triangle de réalisation notamment grâce à des images repère et grâce à la respiration

S’apercevoir que l’on est dans un jeu psychologique, c’est s’apercevoir que l’on a laissé notre égo prendre les manettes.

Pour moi, le réguler, c’est : Respirer, me remettre au centre, et accueillir que la route est longue !

J’utilise beaucoup les images, elles me donnent des « ancrages », des repères qui me permettent d’aller très vite dans mes mécanismes de passage d’un triangle à l’autre.

 

Pour aller plus loin :

  • Film « Oui, mais… » d’Yves Lavandier
  • Livre « Des Jeux et des Hommes » d’Eric Berne

 

 

Laisser un commentaire